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Paludisme et dengue: plus de 8 milliards de personnes concernées d’ici 2080

Plus de 8 milliards de personnes exposées au paludisme et à la dengue d’ici 2080 ! C’est le scénario catastrophe de cette étude menée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), publiée le 1er juillet dans la revue Lancet Heallth. Et ces sombres prévisions risquent de se réaliser si nous continuons d’émettre autant de gaz à effet de serre. Des saisons des moustiques rallongées, leurs territoires plus étendus, on vous dit sur cette étude qui pique !  

L’étude

Le background

Aujourd’hui, le paludisme est à l’origine de 400.000 décès chaque année dont principalement des enfants, d’après les chiffres de l’OMS. C’est le continent africain qui est le plus touché puisque 90% des 230 millions cas déclarés dans le monde se trouvent en Afrique. Et ces chiffres datent de 2019. Dans 90% des cas en Afrique, on parle de P Falciparum, la forme dangereuse du paludisme. Aujourd’hui, l’artémisinine reste le meilleur traitement disponible.

Quant à la dengue, les chiffres sont plus cléments (si on peut le dire). On recense aujourd’hui entre 100 à 400 millions de cas chaque année dont 20.000 décès chaque année. Des chiffres qui, d’après certains, sont largement inférieurs à la réalité. Rien que pendant les deux dernières décennies, le nombre de cas de dengue a été multiplié par huit. On est passé à 5,2 millions en 2019 contre seulement 505.430 en 2000.  

enfant souffrant du paludisme en Afrique

Différents éléments ont été pris en compte dans cette étude, tels que la densité de la population, le statu quo ainsi que six scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Quoi qu’il en soit, les chercheurs n’ont pas pris en compte certains facteurs clés comme le développement de nouveaux traitements ou de nouveaux vaccins. Cette étude ne prend pas compte également de l’évolution des maladies ainsi que des moustiques vecteurs. Rappelons que certains pays reconnaissent un vaccin contre la dengue.

Les résultats

Pour ces recherches, les chercheurs se basent sur la projection d’une croissance de la population de 4,5 milliards d’habitants horizon 2080. En ce qui concerne la température, ils se sont basés sur une augmentation de 3,7°C d’ici cette échéance. Mais en quoi la hausse de la température peut impacter sur la prolifération des maladies transmises par les moustiques ? Parce que qui dit hausse des températures, dit aussi fortes précipitations, et ce, sur une période plus longue dans l’année. Toutes les conditions sont réunies pour accélérer le cycle de développement des moustiques, donc une augmentation des risques de transmission de maladies. Et surtout, les zones qui ne sont pas encore aujourd’hui propices à la prolifération des moustiques, pourraient l’être d’ici 2080.

A ce rythme, les auteurs de cette recherche affirment que la saison de transmission du paludisme augmentera de 1,6 mois par an. Cela sera notamment le cas dans les hautes terres tropicales de la Méditerranée orientale, d’Afrique et d’Amérique. Pour la dengue, on peut s’attendre à une augmentation de quatre mois de la saison des moustiques en Afrique subsaharienne, en Asie du sud-est et dans le sous-continent indien.

Les scénarios possibles

Dans le pire des cas, si nous continuons sur cette lancée, le nombre de personnes exposées aux maladies transmises par les moustiques augmentera de 4,7 milliards d’ici 2100. Le paludisme touchera 8,4 milliards de personnes sur une population mondiale de 9,4 milliards, soit environ 90%. La dengue sera encore plus envahissante avec 8,5 milliards de personnes.

Que faut-il en tirer ?

Le Dr Felipe J Colón-González, professeur adjoint au LSHTM et co-auteur de cette étude  a déclaré que ces résultats sont les preuves que le réchauffement climatique, ce n’est pas seulement une histoire de phénomènes météos, mais il en va de notre santé également. Une réduction considérable des émissions de gaz à effet de serre peut diminuer considérablement l’impact des maladies transmises par les moustiques.

Les mesures anti-moustiques d’aujourd’hui consistent avant tout à limiter le contact entre l’homme et le moustique. Certes, ça peut être efficace mais les impacts ne sont que localisés. Mais il y a aussi le manque de moyens dans les pays à faibles revenus, où les ressources allouées à la lutte contre les moustiques sont très limitées. Grâce à cette étude, nous savons désormais comment agir à une échelle mondiale.

Aujourd’hui, de nombreuses mesures ont été mises en place pour que l’augmentation de la température de la Terre ne dépasse pas les 2°C. Et il faut que ça continue. Dans un autre scénario, celui dans lequel nous arrivons à réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro et la température terrestre ne monte que de °C, l’impact des maladies sera moins important. Avec ces chiffres, on peut s’attendre à ce que 2,41 milliards de personnes en plus soient exposées aux maladies dues aux moustiques.

Des mesures supplémentaires à prendre

Le Dr Rachel Lowe, professeure agrégée au LSHTM et auteur principal de cette étude appelle les autorités politiques et sanitaires à se préparer aux pires scénarios possibles. Il faudra mettre en place de nouvelles mesures pour se préparer aux effets qu’une hausse des températures pourrait avoir sur la santé.  Ces résultats mettent le doigt sur la nécessité de renforcer la surveillance entomologique dans les zones potentiellement à risque. Il faut mettre le paquet sur les régions qui ont été épargnées par la dengue et le paludisme jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’elles ne sont pas encore préparées aux épidémies.

Des protections, il n’y en a jamais assez !

A la lumière de cette étude, nous savons que nous pouvons désormais agir d’une autre nouvelle manière pour réduire l’impact des moustiques : limiter autant que possible les émissions de gaz à effet de serre, et ça commence chez vous ! L’objectif : épargner à la génération future ce scénario catastrophe où les moustiques risquent d’être à l’origine de la prochaine pandémie.

Mais pour éviter de se faire piquer aujourd’hui et attraper une de ces maladies, mieux vaut se protéger autant que vous le pouvez. Pour ça, vous avez les insecticides les plus utilisés et les plus efficaces. Ils contiennent du Deet, une molécule anti-moustique qui agit sur le système nerveux de ces petits nuisibles. Attention ! Il ne s’agit pas ici de simplement repousser les moustiques, mais de les éliminer. Des effets aussi sur le système nerveux humain ? Pas encore, mais des études sur le sujet sont encore en cours.

Vous avez aussi les vêtements imprégnés de perméthrine. C’est une substance sans odeur (du moins pour les humains) et efficace qui a une durée d’efficacité allant à plus de 90 jours. Mais outre ces produits chimiques, vous avez des produits plus soft comme les sprays et les lotions anti-moustiques. Quoi qu’il en soit, ça reste des produits à base d’huiles essentielles donc attention à son utilisation sur les moins de trois ans. Il en est de même pour les bracelets anti-moustiques qui, pourtant, sont très utilisés sur les bébés. N’hésitez pas à demander un avis médical.

La moustiquaire

La moustiquaire protège des moustiques depuis des années, voire des siècles. Et peut-elle qu’elle continuera à le faire pour les décennies à venir. Aujourd’hui, vous n’êtes plus contraint d’avoir cette moustiquaire pendue au-dessus de votre lit et qui est longue à installer. Aujourd’hui, vous avez les moustiquaires pour portes et fenêtres qui vont tout aussi bien vous permettre d’aérer votre maison.

Tranquilisafe vous propose des moustiquaires aimantées ajustables, ajustées ou sur-mesure. Elles existent pour portes, fenêtres et nous sommes les premiers à les proposer pour baies vitrées à une ou plusieurs ouvertures. Ce qui rend nos moustiquaires si uniques, c’est avant tout leur qualité qui se sent au toucher. Nous avons choisi la fibre de verre pour sa résistance aux chocs et aux UV. Et nous avons particulièrement soigné les finitions, comme ça, ça ne viendra pas gâcher votre intérieur.

Nos moustiquaires sont également dotées d’un système de fermeture par aimants qui leur permet de s’ouvrir et de se refermer hermétiquement après chaque passage. Du coup, les enfants comme les animaux de compagnie peuvent passer, sans avoir à vous appeler à chaque fois qu’ils veulent entrer ou sortir. D’ailleurs, si votre porte est équipée d’une chatière, vous n’avez qu’à relever le bas de la moustiquaire et de la fixer avec le scratch.

Et comme nous parlons ici de protection de l’environnement, ça tombe bien, c’est une de nos priorités et on le prouve en prônant le zéro déchet. Comment ? Nous travaillons avec une entreprise marseillaise, Ça cartonne, qui collecte tous les cartons usagés des commerçants du centre de Marseille. Ces cartons, nous les utilisons pour expédier nos colis chez vous. Donc, il ne faut pas s’étonner de voir votre moustiquaire livré dans une boîte à chaussures, du moment qu’il y a l’autocollant Tranquilisafe, tout va pour le mieux.

Pour réduire l’empreinte carbone et que nos moustiquaires ne fassent pas des kilomètres pour arriver, nos moustiquaires sur-mesure et une partie de nos moustiquaires ajustables sont produites par l’atelier couture de l’Esat de Gap. Nous sommes également en pourparlers pour augmenter le nombre d’ateliers (responsables) partenaires.

Bref, cette étude nous montre à quel point le réchauffement climatique affectera notre santé à la longue. Mais elle montre aussi la place que les moustiques risquent de prendre dans notre futur. La meilleure chose à faire est donc de limiter encore plus les émissions de gaz à effet de serre. Mais aujourd’hui, protégeons-nous au mieux !

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